L'étranger, Albert Camus

Je me suis (re) plongée il y a peu dans L’étranger, d’Albert Camus. Mon fils aîné souhaitant faire son oral du bac de français dessus, j’avais envie de me rafraîchir un peu la mémoire. J’ai donc ressorti mon vieux poche, passé de mains en mains, et je l’ai rouvert…

Le roman commence sur deux phrases bien connues. Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Ces phrases sont à elles seules le roman, pour ainsi dire. Meursault, le narrateur, nous raconte son histoire. Sa mère est morte. Il va l’enterrer. A son retour, il rencontre Marie, avec qui il commence une relation. Il est ami avec Raoul, qui va avoir des ennuis avec le frère de son ex petite amie. Ils vont se retrouver sur une plage. Meursault va tuer le frère. Durant le procès, il n’aura pas plus d’émotions qu’à l’enterrement de sa mère, ce qui lui coûtera cher. Fin de l’histoire.

Alors, c’est tout ? Un futur prix Nobel et ça s’arrête là ? Non, évidemment. Camus écrit très simplement cette histoire, la dépouille de tout, comme Meursault l’est de tout ressenti. Mais autant Meursault ne se pose aucune question sur aucun événement qui va lui arriver, autant le lecteur est lui, bien obligé d’entrer dans une réflexion qui lui est propre. Réflexion sur l’Homme et sa condition, sur le titre même, l’étranger (nous sommes alors en Algérie, en 1942), sur l’irrationnalité d’une pensée, d’un geste, sur l’indifférence du monde et l’absurdité de la justice, la peine capitale et le capital d’une peine…

Un livre à lire, et à relire. On y trouve à chaque fois de nouvelles choses. Je me suis même demandé si je l’avais déjà lu en entier. Et pourtant, oui… Un livre rempli de questions existentielles, bercées par le doux ronron poétique de notre belle langue, utilisée ici dans toute sa simplicité…

Belle lecture !

Vio

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